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lundi 7 septembre 2009

Rive nord du lac Titicaca et île de Soto

Nous voici à nouveau à Puno après quelques jours incroyables au bord du lac Titicaca.
Pas mécontents d'avoir refourgués nos vélos de torture, c'est plus libres et moins fourbus que nous avons parcourus à pied la rive nord du lac, de Moho à Conima, avant de rendre une petite visite à Jaime et sa famille sur l'île de Soto.
Moins facilement accessible que les célèbres circuits touristiques du sud du lac, la rive nord est quelque peu delaissée et rien ne vient troubler la quietude de cette côte decoupée qui prend des allures de calanques méditeranéennes.
Après un diner à 2.50 soles (0.60 cents d'euros!!!), nous avons marché une journée, de Moho à Conima. L'itinéraire que nous avons suivi offre un panorama magnifique sur le lac et ses nombreuses îles. En direction de la Bolivie, aucune côte en vue: une mer à 3812m d'altitude? L'altimètre nous jouerait-il un tour?
Les paysages sont époustouflants et le lac, légèrement salé, donne des odeurs de mer (dommage que les photos ne les transmettent pas...).
Une bonne étoile semblant veiller sur nous depuis le début du voyage, nous avons eu la chance de dormir gratis, dans un palace à 250 dollars la chambre, sur l'île de Suasi, au large de Conima. Pour célébrer les 10 ans de la chaîne "Casa andina", tout le personnel avait déserté l'hotel pour Puno, et Eric, guide de l'hotel resté à Conima, nous a invité à fêter l'évènement avec lui!
Le lendemain, Jaime, un pêcheur de l'île de Soto, est venu nous chercher sur la plage de Conima, avec sa "lancha" (barque) à moteur pour une heure et demie de traversée. Une quarantaine de familles vivent sur l'île. Jaime vit ici avec sa femme et ses enfants: sa fille Magda va à l'école sur l'île avec 5 autres enfants, ses deux fils aînés vont au collège sur la côte à Conima et rentrent pour le week-end.
Sur cette île aux senteurs méditerranéennes, les habitants vivent en quasi auto-suffisance grâce à l'élevage, au travail de la terre durant la saison humide et à la pratique de la pêche. La vente du poisson leur assure un petit revenu qui leur permet de se procurer ce qu'ils ne trouvent pas sur leur île.
Nous avons passé la nuit et pris les repas dans la maison de Jaime, ce qui nous a permis de vivre un petit bout du quotidien de la famille. A 4h30, Pierre a pu aller pêcher avec Jaime et son père avant que tout le monde embarque dans la lancha, en direction de Conima, pour le marché dominical.























jeudi 3 septembre 2009

Faux départ!

Nous voila de retour prématuré a Puno suite a un faux départ pour un trek de quelques jours sur la rive nord du lac Titicaca. Nous avons eu l'idée de changer de moyen de locomotion en louant des velos pour effectuer le trek et par la meme occasion de le rallonger d'une centaine de Km puisque c'est bien connu, on va beaucoup plus vite en velo!

Eh bien non! Sous ses apparence de billard pour les vehicules a moteur, la piste se revele etre un piege infame pour les pauvres velocipedes que nous sommes : beaucoup de vaguelettes creusées par les vehicules, et moults cailloux qui font trembler la monture et son malheureux passager qui semble atteint de Parkinson avant l'age!!!

Le poids des sacs et l'altitude n'arrangent rien a l'affaire, et c'est au bout de 40 km que la decision de rentrer en bus a Puno l'emporte a l'unanimité!

Mais nous ne nous avons pas vaincus: nous y repartons demain, pour une version plus courte, mais cette fois a pied, c'est plus sur!

La seule photo de la journée...

mardi 1 septembre 2009

Islas flotantes du lac Titicaca

Nous voila arrivés au célèbre lac Titicaca. Pour se reposer encore un peu avant de repartir en trek, nous avons été visiter les iles flottantes, lieu hautement touristique mais qui vaut tout de même le coup d'oeil!
Ces îles sont fabriquées à la main, à partir de "totora", des roseaux légers qui poussent en abondance dans cette zone peu profonde. La base de l'île est fabriquée avec des blocs de terre d'environ 80 cm, découpés puis assemblés et maintenus par des cordes. Les racines encore présentes dans la terre se développent et rendent solidaires les blocs. Puis par dessus, les habitants disposent des couches de roseaux. La première couche, avec l'humidité et le temps, pourrit: tout les 15 jours, il faut donc remettre une couche de roseaux frais! Le sol reste ainsi toujours souple et élastique et les pieds ne se retrouvent pas mouillés!
Ensuite, ils construisent leur maison, en roseaux également, un peu en hauteur par rapport au sol pour ne pas avoir à les réhausser tous les 15 jours!
Pour éviter de se retrouver à l'autre bout du lac après une nuit de sommeil, les habitants amarrent leurs îles à l'aide de pieux plantés dans le fond du lac.
Plusieurs familles vivent sur la même île, et s'ils se disputent, il leur suffit de découper le carré où se situe leur maison et de rejoindre une autre île!!! Ou alors de tourner leur maison afin que les deux portes d'entrée soient à l'opposées l'une de l'autre!









dimanche 30 août 2009

Trek dans le cañon del Cotahuasi

Nous voilà rentrés du canyon de Cotahuasi.
Ce canyon se situe à 200 km d'Arequipa, à vol de condor et il n'y a pas de route digne de ce nom qui y mène, seulement une piste. Il faut donc compter environ 14 heures de bus pour s'y rendre, et comme ils ne font la route que de nuit, je vous laisse imaginer l'état de fatigue à l'arrivée! L'avantage, c'est que peu de touristes osent s'aventurer dans ces contrées lointaines (nous en avons seulement croisés 2).
C'est le canyon le plus profond du monde avec des sections de 3 300m de dénivelé, soit environ deux fois plus que le canyon du Colorado. Il abrite plusieurs villages traditonnels, sans électricité et quelques peu isolés puisque pour la plupart aucune piste ne permet d'y acceder en véhicule: il ne reste que les jambes et les ânes!
Nous avons donc passé 5 jours à marcher, en découvrant chaque jour des paysages extraodinaires, des gens formidables et des curiosités fort curieuses:
-une fête diurne très alcoolisée à Pampamarca (où les villageois, très accueillants, nous ont "forcé" à boire!);
-un condor pris en photo en flagrant délit de déjection;
-le village de Huarhua (3315m) situé sur un replat bordé de profondes ravines et sa mine de sel (que nous avons eu la chance de visiter);
-des chemins en balcon vertigineux;
-la chute de Sipia haute de 150m;
-des forêts de cactus géants (jusqu'à 7m!), parfait pour pique-niquer à l'ombre;
-des oasis fertiles où poussent bananes, papayes, citrons verts, oranges, mangues...;
-une source d'eau chaude thermale (30-35 degrés), idéale pour se laver après 4 jours de marche...;
-des tombes pré-incas où reste encore des ossements humains;
-sans oublier les rencontres: les villageois totalement "bourrachos" de Pampamarca, la jeune docteur de Huarhua qui nous a permis de dormir dans son centre de santé, la gentille famille de l'oasis de Sipia qui nous a vendu des oeufs pour manger et chez qui nous avons pu planter la tente, les villageois de Velinga qui nous ont offert l'hospitalité et fait gouter les alcools locaux, le "bourracho" de Quechualla qui était heureux de nous inviter chez lui et de nous parler de Alain Delon et Jean-Paul Belmondo même si nous ne comprenions pas grand chose et tous les autres que nous avons croisés seulement quelques minutes mais qui prenaient plaisir à discuter...
Mais ce trek n'aurait pas été ce qu'il était sans les gros sacs sur le dos, une température élevée, et un manque de nourriture bien présent: nos repas ont été bien frugals. Le matin et le midi, on devait se contenter d'un avocat pour deux et de quelques fruits. Le premier soir était un repas de fête: pâtes et 2 oeufs brouillés... Le second soir, ceinture: 1 oeufs au plat et un demi pain chacun. Le troisième soir, une omelette de 2.5 oeufs chacun avec 2 pommes de terre et un bout de fromage. Et les deux derniers soirs, repas chez l'habitant où forcement, nous n'avont pas manger le foie de porc et autres bizarreries que nos estomacs de gringos n'auraient certainement pas surportés!
Mais tout ça a fait de ce trek un super trek, certainement le meilleur depuis le début de notre voyage!
Et hier soir pour se rattraper, nous avons fait une énorme fondue alpinoandine!!!