mercredi 11 novembre 2009
Hasta Luego Bolivia!
dimanche 1 novembre 2009
Salar d'Uyuni et Sud Lipez
Après une grosse 10aine de jours totalement fous et un peu plus de 1200 Km de pistes poussiereuses, nous nous retrouvons dans la ville tant esperée de Tarija.
Notre traversée du désert de sel et du sud Lipez peut aisement se résumer en quelques mots: dur, long, froid, faim, soif... mais une beauté vraiement insolente et une belle aventure, impensable il y a encore quelques semaines à LaPaz où je montais pour la premiere fois sur une moto.
La veille du départ, notre bonne etoile (encore elle!), nous fait croiser Wensislaw, un adorable guide Bolivien francophone qui nous donne une mine d'infos utiles pour traverser les contrées désertiques qui nous attendent et qui nous encourage vivement pour notre périple.
C'est donc gonflés à bloc que nous quittons Uyuni.
Mais après quelques Km sur la piste de Colchani, il faut se rendre à l'évidence: la moto est inconduisable.... Chargée comme jamais avec les indispensables réserves de bouffe, d'eau et d'essence, Cruzinette ne semble pas apprecier cet embonpoint excessif! Et moi non plus d'ailleurs: il m'est difficile d'équilibrer notre amie et les portions sableuses sont un peu hasardeuses. Plus de 1000 Km de piste nous attendent, le doute s'installe...
Il faudra donc faire des choix et limiter nos réserves, ce qui se révèlera finallement tres facile puisque les quelques boutiques rencontrées sur le chemin vendent seulement quelques "galletas", de la biere et des bouteilles de Coca-Cola!
Le premier contact avec le salar est magique, un rêve se réalise!
Malgré les quelques 4x4 d'agences au départ d'Uyuni qui viennent quelque peu troubler l'isolement du site, un rare sentiment de liberté nous envahit: être là, tous les 2, sur cette infinie masse blanche éclatante au soleil, qui plus est avec notre propre moyen de locomotion, c'est simplement fantastique!
Mais il faut etre patient pour apprecier la vraie beauté de ce lieu hors du commun: la journée, le salar est vraiment aveuglant, et il faut attendre que le soleil baisse sur l'horizon pour voir se détacher les étonnants motifs hexagonaux de sel qui le forment.
Feux d'artifice de lumières et folles couleurs pour notre premier bivouac sur les berges d'une ile au milieu du salar. Le foie gras précieusement conservé pour l'occasion ne gache rien à l'affaire!
Le climat est aussi fou que l'endroit, il est pour ainsi dire en accord avec ce lieux irreel: la journée, le soleil montre toute sa puissance et fait monter la température à une 20aine de degrés, par contre la nuit, le lieu est plutot glacial et le mercure peut facilement descendre en dessous de -20 degrés.
Nous sommes descendus jusqu'a la Laguna Verde par le circuit classique des agences, mais en agrémentant le voyage par quelques superbes bivouacs et baignade dans des eaux chaudes (qui nous on d'ailleurs values quelques coups de soleil memorables...):
Le chemin de retour jusqu'à Tupiza est bien plus sauvage, et également très amusant en moto avec des portions bien cassantes et étroites, des virages relevés et finalement assez peu de sable (l'ennemi numero 1 de Cruzinette qui s'en mefie comme la peste!).
Jour7: Laguna Verde-quelque part apres Quetena Chico. Crevaison de la roue arriere 2 heures avant la tombée de la nuit, les réserves d'eau sont a sec...Il est temps de mettre en pratique les cours de mecanique de Roberto dispensés à LaPaz! Une famille de campesinos Boliviens sur une moto passe par là, l'aide sera precieuse! L'heure tardive et nos mines déconfites aidantes, ils nous proposent de passer la nuit près de leur petite ferme d'altitude où ils élèvent moutons et lamas. La chaleur du poele le soir et le petit moment de vie partagés nous aideront à affronter la nuit glaciale où le thermometre est descendu a -7 degres dans la tente.
Jour8: quelque part après Quetena Chico-San Pablo de Lipez: étape tres belle et plutot sportive en moto avec une piste pierreuse défoncée qui franchit 3 ou 4 cols à plus de 4600m d'altitude. Cruzinette montre des signes de faiblesse, elle pert de la puissance et l'essence ou l'air semblent arriver en trop faible quantité dans son petit moteur... A San Pablo, le chauffeur du poste de santé, plutot calé en mécanique nous apporte son aide: apres démontage complet du carburateur, sans resultat, le problème vient tout simplement du filtre du reservoir qui est completement bouché...ouf, plus de peur que de mal!...
Jour10: On recharge les batteries a Tupiza avant le départ, plus que 220 km de piste, ça sera réglé dans la journée!
Jour11: Tupiza -Tarija: Et bien non! Une satanée crevaison nous a donné du fil à retorde: après la premiere crevaison après Quetena chico, on sait maintenant faire, mais c'était sans compter sur la mauvaise volonté de la colle à rustine qui a séchée et qui est maintenant aussi dur que les pierres de la piste. On aura tout essayé: briquet et essence pour la ramolir, fusion d'une pièce de caoutchouc sur la chambre pour faire une rustine de fortune, fusion d'une corde en nylon pour colmater le trou: rien ne marche. Obligés d'attendre un improbable vehicule d'assistance! Au bout de quelques heures, une fourgonette frigorifique passe par là, sauvés! On charge Cruzinette dans le compartiment frigo, on la rejoint ensuit accompagnés du chien de nos bienfaiteurs pour un voyage heureusement court d'1 heure jusqu'a Villazon.
Mais on en a marre, on veut arriver à notre destination tant espérée. On prend le risque et on prend la route, le ventre vide évidemment!
C'est en fait grâce ou à cause de Sandro, un autre acheteur potentiel rencontré dans la journée, qui voulait la moto mais pas sans la police d'importation qui manquait aux papiers. La vente a donc était remise au lendemain, et entre temps on a faxé à Roberto les papiers d'identification de la moto pour qu'il puisse se procurer le papier manquant à LaPaz. Iver qui attendait notre arrivée depuis un mois a reconnu la moto sur Tumomo.com, a appellé Roberto pour savoir s'il savait où l'on était et grâce au numero de téléphone d'envoi du fax, Iver nous a retrouvé! Buena suerte!!!!
Vue sur le salar en arrivant sur Uyuni depuis Potosi
Premiers tours de roue sur le salar

Mirage, mirage...
Sur l'ile d'Incahuashi
Premier repas sur le salar!
Bivouac sur l'ile del Pesador (ou une autre on sait pas trop...)
Les ombres s'étirent...
Les hexagones de sel sont bien visibles au soleil couchant
Explosion de couleurs au coucher de soleil sur le salar
Une cavité sur une ile sur le salar
On est perdu j'te dis!...
Le volcan Ollague fumant
Un petit oiseau chapardeur
Ambiance particuliere des lagunas
Soleil déclinant à la laguna Onda
Petite mouette chapardeuse sur la fine glace matinale
Incroyables couleurs dans le desert de Siloli
Le fameux arbol de piedra, Sabine et Cruzinette sont tres fières
Etranges formations rocheuses...
La laguna Colorada et ses eaux d'un étrange rouge pétard
La star locale: LE flamand, ici à la laguna Colorada
encore eux...
Geysers d'eau boueuse sur le chemin de Laguna Verde (photo en couleur je precise)
Vue depuis notre baignoire, agreable sur le moment, mais les coups de soleil sont douloureux ensuite!
Vigognes sauvages sur fond de paysage désertique
Belles couleurs au désert de Dahli
La fameuse laguna verde et le Licancabur
Bivouac à la laguna verde, remarquez l'ouvrage en pierres seches realisé par nos petites mains!
Que de flamands!...
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Jeux de reflets à la laguna Hedionda
Baranco humide sur la route du retour avant Quetena Chico
Un joli volcan...
La petite Esmeralda et son fidèle compagnon
La sympatique famille qui nous a offert l'hospitalité
Sur le chemin de San Pablo de Lipez
Etranges formations geologiques en arrivant sur Tupiza
La "porte" d'entrée de Tupiza
Vilaine Cruzinette! 
Dans le camion d'assistance qui nous ramené à Villazon, on manque un peu d'air!...

vendredi 23 octobre 2009
Potosi - mines du Cerro Rico et ecole d'Ockoruro
Nous venons de passer quelques jours a Potosi oú nous avons visité la mine et rencontré deux bénévoles francais qui travaillent dans une école.
Potosi et sa mine:
A l'époque des conquistadors, vers 1545, Potosi était la ville la plus grande et la plus riche des Amériques grace a son "Cerro Rico" (mont riche) rempli d'argent. Mais, au début du 19eme siecle, le filon s'est épuisé entrainant le déclin de la ville. Aujourd'hui ce qu'il reste d'argent, le zinc, le plomb et l'etain permettent a quelques mineurs de survivre.
Au 16eme siecle, les espagnols imposerent la loi de "la Mita" qui imposait a tous les esclaves indiens et africains de plus de 18 ans a travailler par roulement de 12 heures. Ils restaient dans la mine pendant 4 mois. Durant les 3 siecles que dura la période coloniale, on estime que 8 millions d'Indiens et d'Africains périrent dans des conditions atroces...
Aujourd'hui, environ 800 mineurs, dont de nombreux enfants, travaillent toujours dans la mine, souvent regroupés en coopérative, en espérant trouver un bon filon. Les conditions se sont améliorées par rapport a l'époque coloniale mais restent trés difficiles. L'espérence de vie est courte á cause de la silicose et des nombreux accidents.
Pour supporter les rudes conditions, les mineurs machent de la coca et boivent de l'alcool á 96 dégrés...
A l'époque coloniale, une rebellion des esclaves incita les espagnols á creer un dieu de la mine pour leur faire peur afin qu'ils reprennent le travail. Ce "Dio", appelé "Tio" par les quechuas (le son "t" n'existant pas dans leur langue) est toujours tres fortement présent dans les mines. Leur environement de travail ressemblant á l'enfer, "El Tio" est associé au diable. Afin d'etre protégés sous terre, ils installent dans une place de choix une statue le representant, le venere et lui font des ofrandes quotidiennes: coca, cigarettes et alcool.



























